images qui bougent

blog de discussion, publications d'articles sur le cinéma, le théatre jusqu'à la littérature et la bande -dessinée

27 juin 2009

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Salut à tous,

de retour dans une semaine...

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25 juin 2009

Atmosphère

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Au vu du peu de fréquentation de ce blog -encore que depuis ces derniers temps nous avons eu le plaisir d’accueillir un nouveau visiteur, Alex, que je salue ici, en plus des habitués, Olivier et Maydrick , que je salue également, ainsi que Patchworkman, excusé, à qui nous souhaitons bon rétablissement informatique- j’ai décidé de tenter le tout pour le tout afin de susciter un peu plus d’attention. Vous pourrez en parler autour de vous, le répéter à votre voisin, je vais à nouveau me risquer à faire de l’humour sous vos yeux afin de susciter la moquerie la plus élémentaire, espèrant susciter le dialogue par la suite. J’y vais, je me lance, voici qui va détendre immédiatement l’atmosphère :

A l’heure ou je vous parle, je découvre seulement maintenant la filmographie de Georges Romero.

Je vous laisse quelques instants pour vous lâcher et m’en vais vous expliquer cette lacune : c’est tout simple je ne supporte pas les films de zombies. Sachant de source sûre qu’il y en a dans le film intitulé ‘La nuit des morts-vivants’, je me suis volontairement tenu à l’écart de cette franchise. Les films de zombies je peux pas les regarder sans une ou deux bassines à côté et ce n’est pas le genre de spasmes que je préfère. Nonobstant, c’est sur les conseils de Mr Patchworkman, excusé, que nous avons salué plus haut, que j’ai pu découvrir le monumental film de Bob Clark, ‘Le mort-vivant’, relecture ultime du mythe, et qui n’est pas gore du tout bien qu’il contienne un chiwawua.C’est à la suite des discussions que nous avons pu avoir par la suite que j’ai découvert un autre film, ‘Martin’, du maître – c’est comme ceci que je vais l’appeler désormais -, déconstruction, lui, du mythe du vampire. Je vous l’avoue sans ambages, c’est en cherchant des images pour cet article, que je me suis dit ‘tiens je vais jeter un coup d’œil sur la filmo, y-a-peut-être-pas-que des-zombies-‘, aussi avant de parler un peu plus de ‘Martin’ je dirais ceci : au vu des pitchs de ses deux métrages 'Knightriders' et 'The crazies', il y a déjà de quoi justifier une présentation aux électorales. C’est tout, j’ai fini, j’arrête d’être drôle.

J’ai pu découvrir le chef d’œuvre qu’est ‘Martin’ grâce à mon pote Issam que je salue également et chaleureusement surtout, dans la version éditée par Wildside, autrement dit avec des compléments plutôt crédibles, et je dois dire que les commentaires des deux spécialistes étaient absolument passionnants. N’ayant pas vu d’autres films de Romero, je ne me serais pas lancé dans une dissertation sur son approche particulière, personnelle disons , du montage. Ce n’est pas ce qui m’a marqué le plus en regardant ‘Martin’, même si après coup je ne peux que donner raison aux théoriciens. Effectivement , Romero ne cherche pas la fluidité, et sans être axé véritablement sur la rupture, il est véritablement ‘chaotique’ dans le bon sens du terme, je dirais peut-être abrupte, et par là très grind ( il y a une scène de poursuite dans ‘Martin’ avec voitures, flics et gangsters blacks qui faisait très ‘blaxploitation’- comprendre ‘découpée à la serpe’- ce n’est sûrement pas anodin, mais je ne suis pas non plus un grand connaisseur dans ce registre ) ; j’avais été pour ma part hautement plus séduit par la composition du cadre, et ce dès le début du film, alternant pour moi délicieusement sophistication et fonctionnalité plus anodine (- et de même tout le long du récit –) et définitivement assis à cause des plans en extérieur pour les scènes d’errance, enfin de 'repérages' du personnage. Formellement donc, c’est puissant du début à la fin, et l’histoire , parlons-en de l’histoire.

'Martin, un jeune homme de dix-sept ans en apparence normal est obsédé par le sang. Son oncle Cuda qui l'héberge est persuadé qu'il est un vampire, descendant de Nosferatu.' ( sources : Wikipédia, pour faire court )

Romero était parti tout d’abord dans l’idée de faire une comédie, basée paradoxalement sur une approche ‘réaliste’ du mythe du vampire ( véritablement quelque chose comme ‘Embrasse-moi vampire’ avec Nicolas Cage, réalisé lui en 1989, très chouette ) puis persuadé que le public ne ‘pigerait pas’ vraiment, il s’est tourné vers un ressort plus dramatique, lui permettant aussi de régler quelques comptes au passage d’ailleurs.

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( En haut : Nicolas Cage dans 'Embrasse-moi vampire'; ci-contre : un rôle pour Roméro dans 'Martin' )

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L’histoire de ‘Martin’ contient différents thèmes imbriqués les uns aux autres et démêlés progressivement au fur et à mesure ( une structure que l’on retrouve justement dans le film de Clark également, mais qui s’est un peu perdue de nos jours ; avec les films de cette époque j’ai souvent l’impression d’avoir affaire à ‘plusieurs films en un’ alors que avec ceux plus contemporains, hein n’est-ce pas…. enfin il me semble en tout cas…et je dis ça avec une intonation volontairement traînante dans la voix, qui pourrait passer pour une provocation mais qui en réalité est une tentative de dialogue, parce que je serais curieux d’avoir votre avis ) ou le personnage nous est montré tout d’abord en tant que prédateur, quand il s’introduit dans le wagon avec une seringue pour endormir sa victime, on peut encore comprendre, c’est le fantasme d’abuseur sexuel de base. Là ou cela devient compliqué, c’est avec la place qu’occuppe le sang, qui ouvre de nouvelles interrogations. Est-ce dû comme le laissent entendre les flash-backs à un épisode marquant d’une liaison qui s’est mal terminée ? De prédateur, il passe au statut de victime quand on se rend compte à quel point il a dû subir le conservatisme de son entourage.

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A force que l’on vous répète que vous êtes la honte de la famille, vous allez finir par peut-être le penser. Martin pourtant se distancie de la diabolisation dont il est victime, en répondant, en protestant,…il n’en continue pas moins de poursuivre son motus operandi pour autant. Et de continuer, dans ce qui est vu du dehors comme une perversion, le ramène paradoxalement vers l’humanité, dans un processus qui me rappellerait ce que Mr Patch avait évoqué à propos d’un film de Mario Bava ( ‘Une hâche pour la lune de miel’ je crois , ou le héros amnésique, épris de justice et de vérité, est obligé de commettre un crime pour retrouver ses souvenirs enfouis ), processus de ré-actualisation, de 'retour à la réalité' que l’on retrouve également dans le ‘Spider’ de David Cronenberg, comme on dirait ‘la meilleure façon de se débarasser d’une tentation, c’est d’y succomber une dernière fois, pour autant que ce soit bien la dernière’ et dès lors l’important n’est plus qu’on y succombe. En ayant enfin pour finir une relation ‘normale’, Martin perdait également son statut de prédateur, comme un séducteur pourrait tout à coup ‘souffrir’ dans une relation à partir du moment ou il tombe amoureux, il devient fragile; Martin lui est devenu 'mortel' ( - il faut penser à nouveau aux flash-backs, mais aussi à ce curieux emploi du son lors des conversations pour la radio, qui relègueraient dès lors tout ce qui à trait à l'obsession du sang et au niveau du simple fantasme ) et c’est pour cela qu’il meurt.

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23 juin 2009

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Si vous vous intéressez un tant soit peu au cinéma, alors tôt ou tard vous viendrez à Philippe Grandrieux. C’est à partir de là que les problèmes commencent, et c’est encore pire si vous vous intéressez à la réalisation : dès les premières minutes de visionnage, vous vous sentirez tout de suite très jaloux. Grandrieux pratique LE cinéma sensoriel et subjectif dont vous avez toujours rêvé, c’est en même temps un cadeau somptueux et une brûlure sans fin. Je n'ai pas vu son film précédent 'La vie nouvelle', co-scénarisé avec l'écrivain Marc Vuillard ( publié aux éditions Leo Scheer ), mais j'ai comme beaucoup été mis sur les genoux par son premier film ,'Sombre', je ne saurais trop vous encourager. La bonne nouvelle c’est que vous pouvez arrêter de faire l’artiste incompris.

Le film s’ouvre et l’image tremble, le personnage bûcheronne un arbre à la hâche. Il le regarde tomber puis s’en retourne chez lui avec son cheval qui tire le tout, on est dans la montagne, il y a de la neige mais la caméra n’est toujours pas tranquille, le personnage non plus, elle soubresaute, tournoie tandis que celui-ci s’effondre, traversé par une crise d’epilepsie. Les vêtements sombres dont les plis sont recouverts de neige cèdent la place aux flancs des montagnes striés eux aussi. La nature sauvage faisant ici office de cadre, dans tous les sens possibles du terme, ce sera elle qui par la suite ne cessera de 'composer' l'image. Des questions ?

Alexi le personnage est en osmose avec la nature, sur le temps qu’aura durée cette séquence le style de réalisation est tel qu'on a l'impression qu'il reçoit la même quantité d’énergie que celle qu’il a dépensée à couper l’arbre. On a souvent dit ‘cinéma tellurique’ parce que c’est effectivement une monstration des courants d’énergie, la passation de ces énergies même, que s’en est animiste, on ne peut s’empêcher de penser à Joseph Beuys. Le réalisateur ose le flou, diffuse la forme de l'objet qui apparaît dès lors en énergie; et si c’est un personnage, en affect. Chez Grandrieux, pas une émotion qui n'aie sa lumière.

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Souvenez-vous Matthieu Kassovitz disait sur le tournage de ‘Babylon A.D’ qu’il allait révolutionner le cinéma car il était sur le point d’instaurer une ‘nouvelle grammaire’ ; avouez que si le renouveau cinématographique devait arriver sur un film de s.f, adaptation de Maurice Dantec qui plus étant, on aurait été loin d’être mécontent. Seulement voilà les producteurs voulaient qu’il fasse plutôt un truc avec des scooters des neiges faisant des loopings dans le ciel ( – toujours pas de questions ? ) ; par contre si il y a quelqu’un qui s’approche véritablement de ceci, appliquer une grammaire nouvelle au cinéma, c’est bien Mr Grandrieux. Non pas qu’elle soit ‘si’ nouvelle que ça sa grammaire mais on la pratique peu, son vocabulaire venant quasi des sources de l’art, ceux de la scène, et tient véritablement de la chorégraphie théâtrale. Le récit naît d’entre les souffles, chez Grandrieux on s’agrippe, on se ressuscite, on perçoit et de là vient le mouvement. Habituellement ou en règles générales, on vous montre le trajet entre les êtres, jusqu’au rapprochement, et c’est ce qui constitue le récit. Ici, c’est le récit qui sépare les êtres, c’est tout le reste qui sépare ce qui devrait rester uni.

Alexis donc, vit reclus avec sa famille dans un chalet,perdu au milieu de cette nature rude, est un peu trop proche de sa jeune soeur aveugle Hege, il a aussi un petit frère, un père et une mère présents mais lointains. Un jour arrive Jurg, dans les mêmes âges que lui, qui ‘vient pour le bois’...

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21 juin 2009

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17 juin 2009

Les racines du mal

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A Dublin, en 1975, un groupuscule sème la terreur à travers la ville, perpétuant des meurtres sauvages un peu à l’aveuglette dans les rues, conduit par Victor, leader charismatique mais pas seulement. Ryan, un journaliste , semble percevoir les motivations derrière ces crimes gratuits, et tente de remonter jusqu’à ces ‘hommes de la Resurrection’…

Qui a vu le film ‘My little eye’ ( 2001 ) du même Marc Evans comprendra aisément ma réaction à la vue de cet autre dvd soldé .Sans retrouver la même densité compacte, ainsi que la virtuosité sobre de ce dernier, Evans fait ici durablement ses preuves avec cette réalisation, l’une de ses premières, datant de 1998. La photographie est véritablement somptueuse, livrant des atmosphères nocturnes capiteuses -et servies par une fluidité sobre encore une fois, qui au final rappellerait sans coups férir Huston ou Scorcese ; les séquences extérieures ,plus rares et aussi un peu plus sèches, permettent en même temps de se faire une idée moins esthétique du genre de climat qui régnait dans les rues à cette époque. La scène d’ouverture, elle, est assez mythique et prouve assez incontestablement qu’Evans est un raconteur d’histoires en images, avec des images.
Le script quand à lui, est signé par l'auteur du roman original.



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Mon seul reproche serait qu’une certaine alternance entre des scènes sur-esthétisées et d’autres plus neutres ou moyennes laisserait entrevoir une sorte de faiblesse de débutant, ou l’auteur privilégierait un moment de bravoure visuel au dépit du récit, de l’assise de celui-ci. Mais pourtant - et j'insiste sur le mot- même s'il y a un peu de ‘Scarface’ et un peu de Mesrine dans la trajectoire du héros de ‘Resurrection Man’ ( rappellons-nous que c’était un peu de cette façon que malheureusement on esthètisâ un peu trop la violence dans les films de l’époque : ‘bonjour, je suis un allumé ET un poseur’. Avec tout ce que cela implique des deux côtés. ) et si on peut soupçonner quelques grosses ficelles dans le déroulement et l’enchaînement des situations, les enjeux, eux, sont plus difficiles à dégager et je comprends tout à fait que

a/ on reste sur sa faim
b/ que l’on trouve le film insipide ( c’est ce que j’ai pu lire à droite à gauche, mais je suis sûr que le type a dit ça parce qu’il était énervé ).
C’est pour ma part en laissant décanter ( decantation, man ) que je me suis rendu compte que le film d’Evans délivrait au contraire un gentil petit brulôt sur l’endoctrinement, de fait assez proche d’un autre film, pas assez culte, plus littéral aussi, qu’il précède d’un an à peine, comme j'ai l'honneur :

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Ce manque de saveur que l'on a pu reprocher est peut-être dû à la multiplicité des thèmes et des trames abordés, dont on ne décèle pas forcément tous les enjeux au premier abord.
La première fois que l'on voit le journaliste par exemple sera aussi le seul moment ou il y aura un flash-back dans le film. C'est efficace et ponctuel, Evans trouve ainsi des solutions rapides pour passer son message vite en fonction de ce qu'il a à dire, mais ça destabilise un peu au niveau de l'unité : le réalisateur préfèrant garder un certain aplomb factuel, une construction plus progressive sur le personnage principal, Victor, ou l'on découvre qu'il projette inconsciemment ses propres problèmes à travers sa ‘quête’ ( et pour la comprendre il faut admettre qu'il y aie des gens qui disent 'catho' comme d'autres disent encore 'négro' ou 'pédé' ), ou l'on se rend compte qu'à travers ses expéditions punitives et aveugles sur des quidams dans la rue il effectue plutôt une sorte de transfert ( catharsis ) perpètuant une sorte d’assassinat rituel de la figure du père, faible dans son ménage que le héros ne cesse de prendre sur lui et ne ‘se pardonne véritablement pas’. Pire, c'est un peu pourquoi il se bat, pourquoi il est devenu ce qu'il est : pour réparer les erreurs de son père, ou des 'faibles' comme lui qui ont laissés le pays devenir ce qu'il est. Toute ressemblance avec le couple royal d’Angleterre et les parents du héros ( dont la mère irascible en apprenant les activités de son ‘bon fils’ interprètera celles-ci comme une volonté d’ être un ‘bon citoyen’ ) serait complètement, mais alors fortuite.

A tout ceci s'ajoute encore un autre aspect au film, nappé comme qui dirait, quasi -schizophrénique celui-là, dans la relation indirecte et trouble entre le journaliste ( alcoolique et frustré comme le définit la critique et en cela nous pouvons dire qu'elle a plutôt raison puisque son histoire s'ouvre pour nous un lendemain de cuite ou il aurait levé la main sur sa femme pour la première fois ) et le tueur sur lequel il enquête, comme quoi, et comme le rappelle notre petit flash-back, c'est pas celui qui a le flingue qui est le plus chargé; quand aux proportions de violence tolérable entre un coup sur la gueule de votre épouse ou une quasi-eviscération du type qui ressemble à votre papa, je ne saurais quoi vous recommander.
Le journaliste ressemble à Victor en un peu plus vieux, et symboliserait quelque peu celui-ci à l'âge adulte, leur trajectoire se répondant étrangement en échos : le vécu problématique de l'un répondant à celui de l'autre - surtout en ce qui concerne les frustrations donc -( dans une sorte de dynamique chère à Borges, sur le héros en réalité criminel, que l'on retrouve par exemple dans 'The Element of crime ' de Lars Von Trier ou dans 'The mystery play' de Morrison et Muth, encore une variation sur le mythe d'Oedipe surtout...) ils se tapent la même nana et se rencontrent, enfin ( ? ) l'un et l'autre, au moment ou ils doivent plus ou moins se faire chacun, 'justice'. Cette réciprocité thématique vient encore renforcer le propos : après la fougue et la révolte de la jeunesse qui se trouvent récupérées, ce sera peut-être au tour du pragmatisme de l'âge mûr ( et à travers lui, à l'ancienne génération qui s'est battue pour le droit à l'expression et qui est censée en user ) de la même façon :...ils semblent partager les mêmes faiblesses. L'enjeu se situant véritablement ici, à travers la figure de Victor,en fait véritable victime,bouc émissaire même, puisque nous verrons comment ses pulsions destructrices sont récupérées et tolérées un temps -utiles aux affaires-puis retournées contre lui.

Aussi je pense sincèrement qu’une certaine sur-esthetisation de la violence aura quelque peu joué en la défaveur du film au dépit de son sujet, difficile et admirablement traité. En tout cas, pour une découverte, ce fût une découverte, et 'Resurrection Man' vient de se retrouver directement en tête de ma cinémathèque idéale, voilà qui est dit. Je ne saurais que trop vous recommander de ne pas enterrer ce film trop rapidement, il gagnerait véritablement à être (re ) connu davantage.

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16 juin 2009

C'est Mozart qui fait des petits bruits...

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‘Un père, Francis, et ses deux fils, Matthieu et Eric, travaillent dans la même usine en Normandie. Francis est licencié pour avoir fumé une cigarette sur son lieu de travail. Matthieu, révolté par cette injustice, tente d'infléchir la direction, puis de mobiliser les ouvriers de l'usine et en particulier son frère. En vain.
Peu de temps après, Francis meurt brusquement. Matthieu, convaincu du suicide de son père, n'a plus qu'une idée en tête : le venger.’ ( dos de couverture )

Je dois avouer que je nourris encore à cette heure des sentiments mitigés à l’égard du 3e film de Xavier Beauvois, dont je ne connais que ‘N’oublie pas que tu vas mourir’, son dernier ‘Le petit lieutenant ‘ est paraît-il une réussite totale. Mitigés parce que j’ai l’impression que le film aurait pu aller beaucoup plus loin qu’il ne va, qu’il n’assume carrément pas les chemins qu’il avait commencé d’emprunter, et en même temps je me demande si la conduite et la conclusion adoptées ne sont pas en réalité la meilleure solution qui soit, la plus civilisée. La plus humaine aussi –car je donne récemment dans la poésie, j’espère que vous avez tous bien vus les nuages accélérer, comme dans un film de Kusturica - et rien que pour avoir emmené son histoire ainsi jusqu’au bout et de ce point de vue, on peut d’autant mieux se faire une idée du genre d’auteur qu’est Xavier Beauvois.
Alors comme je suis très méchant, commencons sans tambours ni trompettes ' dans ce film il n'y a pas’ :

-un petit côté ‘J’irais cracher sur vos tombes’, qui m’avait le plus motivé à l’achat du dvd (– en fait non, un film de Beauvois soldé à une thune, je prends – d’ailleurs j’ai du rêver, je ne sais plus très bien, je l’ai volé si ça se trouve - ) à savoir s’infiltrer dans un milieu sociale autre afin d’y accomplir une vengeance. Ici c’est plutôt tranquille, la cible potentielle ( la femme de son patron ) a un petit défaut, un petit vice, ce sera le début d’une ouverture. On a pas droit à un défilé de dîners mondains et de portraits bien crachés ; le personnage de Nathalie Baye donc, ainsi que son milieu auraient pu être bien plus inaccessible, et la légereté de mentalité de ce milieu ( les quotas de pertes acceptables ) rendre encore plus insoutenable la situation qui pousse Matthieu ( Benoît Magimel ) à agir. D’abord il la rencontre, puis il se dit pourquoi pas, et comme on est dans une petite ville, ça se fait relativement discrétos voire tranquillement. Il n’y a pas véritablement d’obsession ou de truc trop prémédité à l’avance. La lutte des classes est évoquée au cours d’une gentille petite conversation dans une chambre d’hôtel avec champagne devant un superbe tableau de Jean Dubuffet, on refait le monde vite fait et puis voilà, on trinque au fait que nous sommes tous du bétail -ça aide à faire passer. Première petite déception; j'en étais sûr, capitalistes de merde...

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-depuis le début je ne sais pas à qui la faute – soit aux comédiens, soit à l’écriture – car ok la caméra se ballade très bien, mais elle filme parfois un peu du vide, des dialogues qui ne partent pas, ou ne font pas mouches, il nous reste davantage l’intention de la scène (ahaha- j’y reviendrais ) et non la scène à proprement dite : en vrac, la scène de la jarretière de la mariée, ou la prise de gueule entre les deux frangins dans les vestiaires, et surtout une palme pour les rôles principaux , Matthieu au boulot qui appuie sur un bouton ou deux et a le temps de beaucoup souffler entre les deux – on est loin de l’immersion procurée dans les scènes d’usine dans un film comme ‘Trois huit’ justement – ou Nathalie Baye qui fait sa ‘non-scène’ de rupture. L’immersion ne semble pas être forcément le cheval de bataille alors, pourtant on a quand même eu droit à la petite touche documentaire lors des scènes familliales; piste qui apparemment ne supporte pas les lieux de travail.

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-au contraire, le parti-pris global semble être celui de la distanciation, pour nous spectateur, au lieu d’être dans le vécu et dans le synchrone – et peut-être même dans le pathos, et c’est cette distance qui sert encore le mieux l’odyssée d’une vengeance, ce que l’on va nous montrer. Le titre à connotation biblique nous colle la puce à l’oreille, malgré un début en partie de chasse –si vous me passez l’expression – une autre chose que nous ne retrouverons pas ( ahah…merde ), un certain rapport à la nature : on commence cette histoire de vengeance donc, en nous préçisant bien qu’elle se déroule entre chasseurs. On s’attend à ce que ça sente la rosée matinale, la nuit et les feuilles…ben non pas d’immersion non plus de ce côté –là, cet aspect est gardé dans la très belle scène onirique ( pour moi le moment ou le film lâche totalement ses ‘ambitions’ mais comme je vous le disais également aussi, peut-être pas ) pour se voir reléguer au rang d’anecdote touristique avant de disparaître plus ou moins complètement. Un certain rapport à la nature, symbolisé par la chasse renforcait tout à fait les autres connotations, spécialement le sous-entendu religieux, puisque d’un coup il pourrait être question de sang dans cette histoire; et quoi de plus adéquat que d’opposer ainsi les forces de vie et de mort qui seront forcément les leviers de ce que l’on nous présente d’emblée comme une tragédie de l’envergure d’ ‘Hamlet’.

- la distanciation de fait, n’a lieu disais-je d’autant mieux du fait de sa connotation biblique ( l’ennui c’est quand je parle comme ça je comprends plus très bien tout ce que je dis ), ainsi lors du mariage du frère de Matthieu, nous avons scénographiquement droit à une scène rappelant LA Cène. Chronologiquement, ce dispositif scènique intervient après la scène de la fin de la chasse, avec l’eviscération du cochon, qui constitue véritablement ( toujours suivant la même disposition –frontale, qui n’est pas sans rappeler le sophistication d'un Peter Greenaway sur ‘The baby of Macon’ ou encore 'Le cuisinier, le voleur, ...' j’ai pas peur de le dire - ) la première des ' scènes présentées en tant que scènes’. Ce dispositif justement culmine avec la scène à la morgue ou Matthieu n’est pas seul, il y a qq1 juste derrière un rideau, qui nous divise l’image en son milieu et ils sont posés face à nous frontalement à nouveau, sur un pied d’égalité – vous noterez également les directions des corps des défunts – et on se retrouve avec quelque chose assez impressionnant en terme de scénographie encore une fois.

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Bien,... ou l'auteur de ces pages est en train de réaliser qu'il imagine le film de Xavier Beauvois réalisé par Philipe Grandrieux et espère à l'heure qu'il est s'en sortir plus ou moins comme ça. Toutes les pistes que je viens d'évoquer restent de l'ordre du sous-texte chez Xavier Beauvois, de la texture d'arrière-plan dont il me semble que le réalisateur vient de faire la brillante démonstration de son talent en terme de puissance d'évocation. 'Selon Matthieu' est apparemment un film assez décrié qui n'a pas fait l'unanimité, mais je suis assez curieux de savoir quelle genre de direction a pris le cinéma du monsieur.D'après les souvenirs que je peux avoir de 'N'oublie pas que tu vas mourir', la distanciation ne semble justement pas un parti-pris qui date d'hier...

C'est justement dans sa façon d'esquiver le bain de sang auquel on pouvait se préparer que le réalisateur témoigne d'humanité, après avoir fait pousser finalement des cornes à son patron -dans son rêve et dans la réalité- il conduit son personnage vers un final par lequel on aurait pu commencer et qui nous eviterait du coup quasi tout le film. Si ce n'est qu'il fallait bien evidemment en passer par tout ça quand -même. Quand à l'interprétation ( l'infiltration sociale, etc... ) qui suis-je pour juger ? J'aurais bien sûr préféré que Benoît et Nathalie -mais Benoît surtout, car c'est son personnage- nous demande si par exemple un député fait le même boulot qu'un médecin, à la place du discours habituel sur les petits coréens exploités, ou disons EN PLUS du discours sur les petits coréens exploités. Pour le reste, on voit bien qu'on se pose des faux problêmes en ce qui concerne l'adultère, c'est beaucoup moins compliqué que ce que l'on croit, en en faisant très peu, ou en en disant très peu on peut en fait déjà faire suffisamment de dégâts.
Pardon, d'effets...
( si si je voulais dire ' d'effets'.)

Alors : pas de Vian, ni de Balzac, ni même de Pasolini,... et pourtant je pense qu'on reviendra tout de même.


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15 juin 2009

Culte.

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Hervé et Kamel sont au collège et connaissent les déboires de la misère affective, pire les filles sur lesquelles ils fantasment se foutent de leur gueule. Après avoir pesté brièvement contre l’injustice de ce monde, Hervé et Kamel doivent bien se rendre à l’évidence qu’ils n’ont pas de plan B de secours et continuent de se masturber bon gré mal gré dans des chaussettes en matant du porno sur Internet. Jusqu’au jour ou les choses commencent à changer pour Hervé, qui entame contre toute attente une relation avec Aurore qui elle n’en a rien à caler de son acné à lui ni de ce que disent les gens…L’amitié entre Hervé et Kamel survivra-t-elle à cette nouvelle histoire, c’est une des nombreuses questions soulevées par ‘Les beaux gosses’ de Riad Sattouf, déjà auteur des aventures d’une des plus grandes figures emblématiques du XXI e siècle :

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et oui messieurs dames, et dont c’est ici la première réalisation.

On y croyait plus et pourtant le miracle s’est produit à nouveau : la France semble définitivement lavée de l’affront décadent que représentait le succès de ‘Bienvenue chez les ch’tis’, mais pour ce faire il ne fallait pas moins que le récit des aventures sentimentales de Bernard Menez jeune; est-elle prête à en payer le prix, n'est-ce pas tomber de Charybde en Scylla ?
On m’avait prévenu et en effet rien ne m’a été épargné : roulage de pelles en gros plans avec appareil dentaire, bouton d’acné en gros plan, et encore ce n’était que la partie visible de l’iceberg…néanmoins ‘Les beaux gosses’ reste à ce jour une des meilleures comédies qu’il m’aie été donné de voir depuis longtemps, et surtout un film d’une humanité et d'une virtuosité sidérante.

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Les comédiens sont tous d’une aisance et d’une crédibilité incroyable, et vous balancent les répliques ( que l’on perçoit pourtant calibrées au millimètre ) avec un naturel et un aplomb proprement soufflant ; il n’y a absolument rien qui flanche dans l’interprétation, tous les personnages sont crédibles, et le réalisateur use avec circonspection de cette panoplie au diapason qui forme sa partition. La maturité d’interprétation rivalise en effet avec celle de l’écriture de Sattouf, car celui-ci n’oublie rien en ce qui concerne le catalogue des déboires de l’inexpérience liés à cette période ingrate sans concession ni cynisme pour autant : les trucs que l’on raconte pour sauver la face d’avec ses potes et qui ont l’art de décevoir les gens pourtant, l’inconscience royale par rapport à ce que les gens font pour nous ( la relation d’Hervé avec sa mère, traitée encore avec dérision ), la trivialité par rapport aux sujets graves : la pédophilie, jusqu’à l’episode de la ‘galère ultime’, evitée de peu par une autre tragédie qui monopolise toute l’attention fort heureusement pour nos héros…

Enfin la mise en scène et le montage se font qui plus est très emphatiques, produisant sur le tout une lisibilité jouissive et sans encombres. Ajoutons à cela une B.O déjà mythique, ‘Les beaux gosses’ s’est avéré pour moi une surprise de belle ampleur.

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14 juin 2009

Tellement...anticonstitutionnel

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13 juin 2009

Sous vos applaudissements...

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Spider_Man_Japan

Pour visionner les trois premiers épisodes :
http://www.tijuana.fr/japanese-spider-man-episodes-1-2-et-3-7344.htm
ou bien sur le site officiel, Marvel.com.

Spider_Man_Japan_2

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11 juin 2009

...bientôt fini ?

trois

‘Dans une usine de fabrication de verre, Pierre (Gérald Laroche) est un ouvrier dont la vie est parfaitement réglée entre son travail, sa femme, son fils et sa petite maison. Il décide de passer de service de jour en service de nuit. Dans sa nouvelle équipe, il tombe sur Fred (Marc Barbé ), un homme charismatique et violent. Celui-ci dit bien fort que Pierre est son ami. En réalité, il en a fait son souffre douleur et ne rate pas une occasion de le brimer ou de l'humilier. Tout cela ne pourrait être qu'une mauvaise blague. Mais le harcèlement va se poursuivre inlassablement.

Inspiré d'un fait réel, ce drame sur le harcèlement moral subi au sein des entreprises a été présenté dans la section Panorama au Festival de Berlin 2001. Le Prix 2001 de la Fondation Lucien Barrière "De l'écrit... à l'écran et à la scène" a été attribué à l'auteur-réalisateur Philippe Le Guay. ’ ( sources : Allo Ciné )

Je n’aime pas beaucoup les étiquettes mais j’aurais tendance à qualifier ‘Trois huit’ comme étant un des plus beaux exemples du ‘cinéma-réalité’ début XXIe, et encore, je dis ça pour orienter le débat : on est bel et bien dans le cinéma tout court bien sûr. On est peut-être encore loin de la maestria des Frères Dardennes, en tout cas on peut saluer bien haut toute l’équipe . Ne vous y trompez pas pourtant, nulle question ici de décalage horaire. Et c’est d’ailleurs quelque peu dommage d’avoir écarté cette notion : le film pose relativement ses scènes et son contenu, à tel point qu’on est de temps à autres un peu au ‘petit pas’; avec la fatigue et le décalage la question du harcèlement gagnerait encore en crédibilité, si on la vivait au moins pour un instant au pas de course. Ce n’est pas un mal cependant si le réalisateur temporise les échanges, car avec tous les paramètres, une réplique de ci de là suffit à donner d’un seul coup d’un seul une autre ampleur aux enjeux du film.

‘Trois huit’ s’attarde davantage sur l’antagonisme entre les deux personnages principaux avec acuité : d’un côté le persécuteur apparemment ‘parce qu’il peut le faire’ et dont les raisons s’affinent peu à peu, de l’autre le persécuté qui n’est pas en reste lui-même de profondeur, tellement refuser le conflit semble ancré dans sa nature. On est tous d’accord c’est très beau mais avec ceci, et malgré une certaine osmose d’avec la nature tout court, on finit par percevoir surtout une certaine propension au conformisme : -travailler-de-nuit-pour gagner-plus-pour-finir-la-maison-pour-inviter-les-voisins. D’un autre côté qui sait si ce n’est pas lui qui aurait raison, en terme vraiment de philosophie ? Ou se pourrait-il que tout simplement il n'ai même pas idée qu'il y aurait peut-être une autre façon d'exister que se tuer à la tâche et se couper de plus en plus de son entourage.

Le film cache plutôt bien son jeu, recélant une densité de fond assez impressionante, par le seul artifice de se présenter comme étant un simple fragment de vie dans la trajectoire de ses personnages. Il bénéficie d’une écriture assez boulonnée, servie par des acteurs tous au diapason ; s’attardant sur des thèmes ou l’intelligensia de la profession s’arrête à peine, concédant ici et là quelques routines de comédien, car la décence demande de ne pas s’apesantir sur le sujet. J’ai failli dire : ‘genre Arnaud Despleschin’, à cause d’une scène de ‘Un conte de Noel’ qui m’avait prodigieusement frappé par une espèce de pédanterie généralisée de la part de toute l’équipe –celle de la discusion sur la compatibilité nécessaire à la greffe de Catherine Deneuve – et m’avait fait réfléchir sur la propension du cinéma français à survoler ses sujets . Dieu sait si je les aime tous pourtant. Bon en plus ce que je dis c’est pas vrai, car Despleschin laisse rarement le spectateur en rade. Avec lui on surmonte, il n’y a qu’à repenser à Melvil Poupaud derrière ses platines dans ce même métrage. Mettons que je n’ai rien dit.

En tout cas au niveau de la demande en terme de réalisme, en France, on aime pas trop réfléchir. On retrouve dans ‘Trois huit’ dans un rôle secondaire Alexandre Carrière, héros du fulgurant ‘Chacun pour soi’ de Bruno Bontzolakis ( 1998 ) qui poussait un cran plus loin à la fois le contexte de son récit –un cadre limite bas-seuil- et surtout l’autarcie de ce contexte. Autant vous dire que c’est pas les diplômes ni même un petit Gaston Lagaffe qui suintaient des murs, et dans ce genre d’ouverture certaines questions ont vite fait de trouver leurs réponses. On fait plus que de frôler ici une certaine dramaturgie. Le film est à la fois si chargé et si puissant qu’il en est quasiment dangereux : c’est véritablement à se tirer une balle en sortant. J'aurai rarement vu un film aborder ce ‘fameux aspect de la réalité qui n’existe pas’ et dont Paul Mc Cartney a fait une B.O de James Bond de façon aussi frontale, ex-aequo avec le 'Requiem for a dream' de Darren Arronofsky, tellement ici y a pas d'issues de secours non plus. Les films de Bontzolakis ( le précédent : ‘Famille je vous hais’ –pas vu ) n’ont pas pourrait-on dire tout à fait trouvés leur audience –peut-être trop ‘déprimants’, mais j’espère très sincérement que ses films bénéficieront d’une seconde chance sur le petit écran, assez rapidement, que le public réalise quel grand cinéaste nous avons là.

chacun_pour_soi

Posté par sigismund à 21:21 - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]



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