30 décembre 2007
journal intime

Oui, car il n'y a pas de fêtes réussies sans Nanni Moretti.
Deuxième claque cinématographico-existentielle après Arnaud Despleschins, la découverte de l'artiste ,réalisateur-scénariste-acteur ,que l'on pourrait qualifier de Woody Allen italien, si ce n'est que ni l'un ni l'autre ne souffrent les comparaisons.
Fils de parents enseignants, le monsieur se découvre très jeune deux passions :le cinéma et le water-polo.
Il réalise d'abord deux courts-métrages avant d'être révélé au grand public avec 'Je suis un autarcique' en 1976, ou ' il filme le quotidien d'une troupe de théâtre avant-gardiste tout en jetant un regard ironique sur le gauchisme '.
Viendront 'Ecce bombo' en 1978,et surtout l'inénarrable 'Sogni d'oro' en 1981.
Pour arrêter ici les comparaisons, on pourrait également rapprocher l'acteur-réalisateur du musicien Frank Zappa ,tant il évolue à travers tous les différents registres cinématographiques avec la même volubilité et la même intelligence critique dans la dérision; mêlant le plus souvent dans ses fictions 'questionnements intimes et engagement politique' ( l'expression n'est pas de moi ), Moretti est avant tout un citoyen en colère, qui ne cessera de s'insurger contre la montée et la victoire de l'extrême-droite dans son pays ('Aprile'-1998 ),Moretti dit tout, ose tout et frappe fort....ainsi du début de 'Journal intime' sur sa vespa avec 'Didi' de Khaled à donf...
Ami(e) solitaire en ces fêtes de la nouvelle année,ne desespère pas en compagnie de ton paquet de chips et offre à tes neurones une session qu'ils n'oublieront pas.
attention : 2009 -366