11 janvier 2008
des plans sur la comète ( encore )

J'en profite pour attirer l'attention des lecteurs sur une autre série, actuellement chez Marvel, 'Powers',mais initialement commencée chez Image comics et dont le pitch initial reprend le côté 'whodunnit ' de' Watchmen', à savoir l'enquête sur la mort d'une super-héroine-cette fois- menée par des policiers tout ce qu'il y a de normaux, entendez par là sans super-pouvoirs et qui ferait une série tv absolument fantastique,pour pallier au succès mitigé de la série animée X-Men; le graphisme du dessinateur Michael Oeming s'y prête déjà tout à fait, et le scénario est assuré par la super-star Brian Michael Bendis, dont David Fincher aurait le projet d'adapter 'Torso',une enquête d'Elliott Ness face au premier serial-killer des Etats-Unis, en noir et blanc, le dernier projet dessiné du monsieur avant que celui-ci ne se consacre exclusivement à l'ecriture de scénaris.Et toujours par associations d'idées, j'en profite pour attirer l'attention sur cette excellente autre série de Marvel Comics, que j'ai failli oublier, qui ferait et pour toujours, un excellent film GRAND PUBLIC même s'il y a des extra-terrestres reptiles qui pourraient faire penser au 'Las Végas Parano' de Terry Gilliam.Scénarisée par Louise Simonson et dessinée par John Bogdanove,'Power pack' ( 'PUISSANCE 4' en français, comme le jeu,) est une véritable respiration dans l'univers Marvel,quatre enfants , frères et soeurs sont enlevés par des extra-terrestres et reçoivent par accidents des super-pouvoirs, les personnages restent relativement en marge du reste du catalogue,tout en en cotoyant les outsiders les plus interessants, et on s'attarde davantage sur le quotidien des personnages comme cela a pu être pas toujours réussi sur 'Spiderman' .

Ceci étant dit, interessons-nous maintenant aux projets pratiquement officiels de DC Comics, attachez vos ceintures, ce sont des valeurs sûres qui pourraient en réconcilier plus d'un avec le comic-books:
tout d'abord les aventures de Jonah Hex, un des plus charismatique des anti-héros de DC, avec John Constantine,qui pourrait bien réussir là ou le 'Blueberry' de Jan Kounen n'a (hélas ) pas convaincu( on y reviendra ). La série s'est dès le début démarquée par l'approche de thèmes assez adultes -prostitution, alcoolisme , des themes et ressorts constituants et assez réalistes du western.Le personnage est lui même une conséquence directe d'archétypes qu'ont incarnés entre autres, Clint Eastwood mais marqué par un lourd pathos- vendu par son père comme esclave aux Apaches pour une traversée sauve à travers un de leurs territoire- ,le sceau de l'injustice -quand finalement adopté par la tribu pour avoir sauvé le chef des griffes d'un lion,il est alors trahi par l'un des autres fils envieux- et pour finircelui de la monstruosité- revenu pour défier le fils en question au tomahawk, celui-ci sabote le tomahawk de notre héros, obligé de se défendre au couteau, voyant cela comme un blasphème à l'encontre de leurs règles sacrées, la tribu lui apposera sur une moitié du visage un tomahawk incandescent.Quoi qu'il fasse on ne lui fait jamais vraiment confiance et il echoue plutôt dans tout ce qu'il entreprend.Le comics actuel aux States à été repris aux dessins par Jordi Bernett et traite encore de la période western, mais dans les années 80, notre cow-boy a trouvé une seconde jeunesse en se retrouvant propulsé-ne me demandez pas comment-dans un 21e siècle plutôt post-apocalyptique.


Une assez interessante démarche de la part de DC Comics en 2007 fût d'initier un relaunch du concept 'Year One' ( 'Origins' pour Marvel ) commencé par Frank Miller sur 'Batman' dans les années 80, avec le succès qu'on lui connaît.Ce fût le cas ainsi pour Metamorpho ( Kevin Nowlan aux couvertures, écrit et dessiné par Dan Jurgens et Jesse Deppelgang ) et Green Arrow ( le duo terrible Andy Diggle /Jock ) et un Black Lightning serait egalement prévu.Des personnages secondaires, qui n'ont jamais connu un sort éditorial convaincant dans le cadre d'une revue solo mais relativement appréciés dans le cadre d'un super-team, ce qui pourrait nous emmener vers une version live des 'Outsiders' ( équipe de super-héros créé par Batman plus du tout en accord avec les méthodes de la Justice League ) .

Créée en 1963 par Bob Harvey et Arnold Drake et dessinée par Bruno Premiani, la Doom Patrol s'attribua assez rapidement la réputation de groupes le plus zarb de super-héros ,tous les personnages ont tous des anormalités ou des super-capacités qui firent d'eux des marginaux.Ce n'est que sous l'impulsion bienveillante du Professeur Niles Caulder, un génie en chaise roulante, qu'ils reprirent un peu espoir en la valeur de leurs propres existences après qu'il les aie encouragés à utiliser leurs capacités ,qu'ils prennent pour des malédictions, pour le bien d'autrui, redonnant ainsi un sens nouveau à leurs vies. Créée avant les X-Men, la Doom Patrol est en quelques sortes les précurseurs de ceux-ci. On s'est souvent interrogés sur les similitudes qu'ils pouvaient avoir en commun ( un homme en chaise roulante, la thématique de la marginalité ) que Arnold Drake attribue à une fuite des studios et des éditeurs.Quand le comics baissa pourtant en côte de popularité, Drake tua tous les personnages, ce qui était une autre première dans le monde du comic-books,faisant la Doom Patrol se sacrifier toute entière pour les habitants d'un obscur village de pêche...


Néanmoins le fantôme de figure emblématique des super-team continua de plâner dans l'univers de DC par l'intermédiaire d'un autre personnage, Changelin ( Beast Boy ) des Teen Titans, seul survivant de l'équipe originale et pour qui ce collectif atypique dont personne n'a plus rien à cirer constituait la seule famille, ce qui valût un cameo de cette super-equipe -un peu moins dramatique - dans la série animée des'Teen Titans ' justement.Après une ou deux tentatives de revivals assez ratées, c'est avec le scénariste anglais ( mais en réalité écossais ) Grant Morrison , déjà aux commandes de 'Animal Man' autre personnage marginal de DC et surtout auteur du déjà culte 'Arkham Asylum ' avec Dave Mc Kean sur Batman, que la Doom Patrol revint au centre de toutes les pré-occupations, et redevient le rival direct des X-Men chez Marvel.Pour avoir grandi avec les comic-books des X-Men période Claremont et Byrne, qui étaient déjà un renouveau en soi par la densité des caractères, et pour le jeune lecteur que j'étais ,devinrent une sorte de grands-frères idéaux , (c'est pour ça que les personnages de Marvel sont pour certains tellement moraux qu'on y croit pas toujours quand les auteurs essaient de les dévergonder , vous inquiétez pas ils s'y sont pris autrement ) et pour avoir découvert les comics de Morrison sur Doom Patrol beaucoup plus tard,je me permettrais cette minime comparaison : si avec les X-Men on commence tout juste à être amoureux, chez Morrison on a déjà commencé à sortir.La différence de ton et d'approche entre les deux titres se situerait à peu près là.


Grant Morrison ne s'est jamais caché dans ses interviews ultérieurs qu'il voulait montrer qu'on pouvait faire du comic-book autrement que par la façon Byrne /Claremont qui rayonnaient littéralement sur l'époque, avouant sans la moindre ironie avoir voulu concevoir un comic-book résolument moderne, en y injectant tout ce qu'il aimerait trouver justement dans un comic-book , ce qui le guide déjà en tant qu'artiste: les dadaistes auxquels il fait de nombreuse références , en les citant et les expliquant régulièrement ( inaugurateurs entre autres d'un procédé littéraire que les surréalistes s'approprièrent, l'écriture automatique et rebaptisée ' cadavres exquis ', pratique littéraire ou il s'agit de se désinhiber totalement en laissant la porte ouverte à l'inconscient sans le censurer, et en même temps sortir du classique et de l'academisme en se rapprochant au plus près du sens poétique que le rationnel cède en quelque sorte la place à la réalité;pratique libératrice et ludique à la fois mais justement,selon ces artistes ,l'art ne peut être autrement) et dont l'influence perdura jusqu'à dans le travail de figures emblématiques telles que William Burroughs ( dans sa pratique du collage littéraire appelée elle 'cut-up ' ), autre source d'inspiration pour Morrison ( v.episode 54 notamment ); dans le premier arc ( 'Crawling from the wreckage' ) il s'inspirera egalement de la démarche de Jorge Luis Borges , et la présence de Lewis Caroll plâne également sur presque toute la série.

Par un emploi subtil des subplots, Morrison amorce plusieurs intrigues ( à grand renforts de 'ailleurs, pendant ce temps...') qui trouveront leurs explications plus tard , qui à chaques fois surprennent le lecteur, enchaînant les situations les plus farfelues au premier abord mais qui revisite en réalité tout les différents visages de l'absurde. Tout en gardant justement comme base scénaristique ces différences de proximité d'avec la réalité, Morrison pose effectivement une reflexion plus générale au rapport à la norme, en soulignant le rôle du traumatisme et dont la fantaisie et le rêve sont les echappatoires necessaires ( il ajoute des nouveaux personnages en conservant le côté 'décalé' inhérent à l'esprit de la série, notamment le personnage de 'Crazy Jane' une schizophrène possédant autant de super-pouvoirs qu'elle a de personnalité différente ( Morrison citera Trudi Chase, véritable schizophrène relatant sa période de maladie dans son roman ' When rabbits howl ' comme principale référence ), ainsi que celui de Dorothy Spinner, une jeune adolescente qui peut materialiser des amis imaginaires possédant egalement des super-pouvoirs,tout en transcendant les personnalités des personnages fondateurs (RobotMan, le cerveau d'un pilote de course décédé dans une course et maintenu en vie dans le corps d'une machine, NegativeMan dont il préçise la nature androgyne jusque dans ses tenants les plus esotériques-episode 54 toujours , Niles Caulder l'eminence grise ) pour une variation déjantée du 'Magicien d'Oz' perduS dans la ' 4e dimension ', pendant quelques 60 numéros, renouvelant constamment le registre du super-héros en alternant fantastique, avec la science-fiction ,frôlant le registre horrifique parfois complètement avec brio .Non content de s'attaquer à Byrne et Claremont, il parodia l'âge d'or de Marvel et la période intouchable de Stan Lee et Jack Kirby ( et leur tradition discutable du sacrifice -qui arrange surtout les vivants- véhiculée dans leur comics -episode 53 ) ainsi que la plus contemporaine période des nouveaux talents de Marvel : Todd Mc Farlane, Rob Liefeld ( tout y passe : vacuité des scénars,des décors, fautes d'anatomie exagérées sur les personnagesavec le spécial intitulé 'Doom Force' ) avant qu'ils n'aillent fonder le label Images.



La série fût ensuite reprise par Rachel Pollack au scénario, écrivain de science-fiction et spécialiste du tarot, et dessinée par l'excellent Ted Mc Keever, - encore trop méconnu dont je ne manquerais pas d'afficher plus tard quelques couvertures de ses travaux précédents, eux non plus loin d'être dénués de potentiel cinématographique- hélas la série ne trouva pas assez d'audience, en ayant pourtant offert des épisodes d'une excellente qualité,très pertinamment axés sur la spiritualité sans la confiner dans l'abstraction, bien au contraire .Néanmoins l'approche de Morrison -car c'est surtout celle que l'on retient( les revivals postérieurs après la tentative de Rachel Pollack furent egalement aussi peu concluant qu'avant l'arrivée de Morrison ) fût en soi une Révolution, le point central de la mutation des comic-books dans les années 90 commencée par Alan Moore - et Frank Miller- et conclue par Neil Gaiman avec 'The Sandman' .


Morpheus (Dream ), le seigneur des rêves, de la famille des Endless ( avec Death, Destiny,Delight-devenue on ne sait trop comment Delirium, Despair, Destruction et Desire, qui feront tous progressivement leur apparition ) a été capturé par un rituel magique de la part d'un sorcier ( du nom de Burgess ) qui visait en réalité Death, la soeur de Dream afin d'accéder aux secrets de l'immortalité,ce qui serait en fait l'explication pour le cauchemar qu'a été le XXe siècle, privé donc du sens du merveilleux qui aurait été oublié.Arrivant finalement à se libérer, et punissant le sorcier qui l'avait capturé à un sommeil sans fin peuplé de cauchemars, le Seigneur des rêves ré-intègre son royaume et entend bien récupérer certains de ses attributs et objets magiques qui lui appartiennent qui se sont retrouvés dispersés à différents niveaux de la réalité quand ce ne sont pas certains cauchemars, voyant que leur maître n'était plus là, qui sont devenus autonomes.Ainsi s'ouvrait le premier arc de la série 'The Sandman' qui devait être au départ un revival de la série créé par Jack Kirby, après plusieurs ébauches de la part de Neil Gaiman dont un caméo discret dans 'Black Orchid' mais peu concluant, l'éditrice de DC Karen Berger décida de ne garder que le nom et de laisser carte blanche à Gaiman.Le revival du personnage éponyme des années 50 échût alors à Matt Wagner,qui fût également un succès cependant tous les feux étaient braqués sur la série de Gaiman qui devint bientôt la deuxième meilleure vente de comic-books aux U.S.A après l'indétronable 'Superman' ( dont vous aurez remarqué qu'il n'est pas vraiment question ici, je n'ai pas encore vu le 'Superman Returns ' de Bryan Singer, même si les films avec Christopher Reeves ont baignés mon enfance, par contre je ne saurais que trop attirer l'attention sur la série 'ALL-STAR SUPERMAN ' scénarisée par Grant Morrison -oui encore lui c'est pas ma faute, et ça me gêne toujours pas - et son complice Frank Quitely ,dont le succès est encore une fois unanime,c-a-d le comic -book de Superman le plus fidèle à l'esprit du personnage, bref une réussite totale. Et fun. ).Il était également question que Roger Avary nous délivre un premier long -métrage issu du premier story-arc du best-seller de Neil Gaiman, le script est d'aileurs toujours visible en ligne, v.Wikipédia ),tâche difficile en effet toujours pour des questions de durée, le risque est toujours de faire passer les pivots d'intrigues autant que les morceaux de poésie totale que contiennent le comics pour anecdotiques en voulant les condenser.Les couvertures originales ont également données le ton de certains arcs, dessinés à chaques fois par des artistes différents;Dave Mc Kean par le constant souffle de modernité qu'il insuffla à la série ,fort de ses nombreuses collaborations avec Gaiman, aurait plutôt rajouté ce qui n' était pas dans le comics et servent suffisamment de tremplin à notre imaginaire,on se demande vraiment ce que tel ou tel réalisateur pourrait bien rajouter.Avec Mc Kean aux commandes ce serait une chance de se retrouver au-delà du comics plutôt qu'en dessous.


Difficile en effet de cataloguer ce livre car il croise ensemble tous les registres de la fiction, les conventions de serial-killers avec des personnages mythologiques (nordique, elfique, grecque ) quand on a pas directement affaire au Diable lui-même ( David Bowie dans le rôle de Lucifer ? ), et de par les artistes différents à chaques fois également, croise tous les registres formels;le dernier arc par exemple 'The Kindly Ones' portée par le style de Marc Hempel ( avec quelques épisodes par Teddy Kristiansen et Philippe Bond ) fait directement penser à la série animée, on supposerait volontiers quelqu'un comme Mc Kean pour faire face à cette diversité graphique mais également aux Frères Quay, autant apte à produire de l'animation de marrionnettes et d'objets comme on en fait plus depuis Jan Svankmejer ( 'Streets of Crocodiles' ) que du cinéma avec des acteurs sans pour autant se détacher d'une approche picturale ( L'institut Benjamenta' ), certaines postures ou ambiances de Kristiansen possèdent une telle fragilité dramaturgique qu'elles 'appellent' en quelque sorte une adaptation en marrionnettes, sans pour autant que cela vire au 'Manège enchanté' on est bien d'accord, dont je serais plutôt nostalgique en vérité.
Il se trouve qu'une approche dans le style de Jan Svankmajer était justement souhaitée par Avary et que ça n'a pas convaincu les producteurs, depuis le projet semble bel et bien tombé aux oubliettes, Gaiman témoigne encore sur son blog que le dernier script envoyé par la Warner est le pire Sandman-script qu'il a jamais lu mais aussi le pire script tout court, qu'il préfère pas de films de Sandman du tout qu'un mauvais film de Sandman, et que même s'il pressent que ce serait le moment pour un film de Sandman, il cherche 'quelqu'un qui serait obsédé par la série comme l'a pu être Peter Jackson avec ' Le seigneur des anneaux ' ou Sam Raimi avec 'Spiderman''.Et il a raison.J'ai néanmoins failli passer sous silence la possibilité de Tim Burton-l'ayant déja installé pape officiel de cette chronique - qui, de par ses choix filmographiques serait en fait potentiellement le réalisateur idéal pour TOUS les titres de comics que j'ai pu mentionnner et vais encore en mentionner d'autres.Je ne sais pas si mr Burton serait interessé par l'univers de mr Gaiman, avec des films comme 'Ed Wood' et 'Mars Attack !' on supposerait une meilleure affinité avec la première période sixties de 'Doom Patrol', ce qui serait enfermer également un peu le réalisateur dans ce que l'on attend tout spécialement de lui, pourtant les ambiances visuelles de 'Sleepy Hollow' et de ' Sweeney Todd' fonctionneraient à merveille pour 'The Sandman' puisque c'est la gamme chromatique utilisée justement pour caractériser le personnage dans le comics, et des films comme 'Big Fish' ainsi que 'Charlie et la chocolaterie' , en terme d'univers colorés, correspondraient parfaitement aux réalités et univers parallèles décrits dans le comics, et il y a encore la possibilité d'intégrer de l'animation , ce qui est aussi le registre de prédilection de l'auteur qui serait actuellement en train de post-produire une version 3D de 'Alice au pays des Merveilles'.


Toujours lancé dans les expectatives les plus improbables, la saga du 'Swamp Thing' par Alan Moore par exemple qui serait une somme de problèmes en ce qui en concerne l'adaptation ; par contre au vu de l'excellent 'Call of Cthulhu' d'Andrew Leman, on se dit que c'est l'homme idéal à propos de la période golden -age du personnage ( collectés dans le tome 'dARK gENESIS' ), dont les premiers episodes par Wein et Wrightson sont autant d'épisodes potentiels pour une série tv. A propos de mr Leman dont la virtuosité semble autant unanime de la part des critiques que la reconnaissance de la part du grand public discrète, je vous conseille le blog du Dr Dévo, 'Matière focale',qui parle du monsieur mieux que je ne le pourrais sans doute jamais, et aussi, dans le mouvement d'un certain Guy Maddin (dont toute la filmo reste accessible sur le catalogue de ED Distributions, ainsi que celles des Frères Quay.)


Leman propose une relecture forte et respectueuse de l'oeuvre de Lovercraft et aussi une véritable leçon d'expressionnisme au cinéma ,ainsi certaines scènes laissent entendre ce dont il serait capable sur d'autres sujets: la scène dans les bayous laisse effectivement rêver sur ce que cela donnerait sur quelquechose comme 'Swamp Thing' par le soin apporté entre autre à la photographie. On irait même supplier pour le voir adapter une autre série Vertigo plus méconnue : 'Sandman Mystery Theatre ' sur le personnage golden-age du Sandman, donc,revival confié au maître Matt Wagner et dessiné par l'excellent Guy Davis -entre autre- essentiellement des crime-story se déroulant dans les années 50 non sans une certaine proximité avec le surnaturel parfois, dont la rencontre avec le Sandman de Neil Gaiman notamment.On pourrait cependant tout autant penser à Andrew Leman pour une adaptation du 'Docteur Strange' tant les parti-pris formels du cinéaste dont l'onirisme et la poésie des images le hissent directement aux niveaux de certains films de Jean Cocteau ou au célèbre film de Charles Naughton,'La nuit du chasseur' fonctionneraient à merveille aux premières aventures du personnage par Steve Ditko.


10 janvier 2008
des plans sur la comète ( suite )

Après Hulk et Iron Man, il y aurait un film de prévu pour chacun des 'Avengers' avant de les voir finalement rassemblés : on nous promet un film sur ' Ant-Man', avec une moitié avec le personnage des origines des années 60 et l'autre avec un successeur à notre époque, concept qui pourrait s'avérer très marrant, et tout autant adéquat pour un projet comme 'Doom Patrol' ( de chez DC, et là c'est pareil on serait volontiers parti pour bien dix films- aussi bien la période Rachel Pollack que celle-légendaire- de Grant Morrison ) chez la concurrence malheureusement.
Il y aurait egalement une option sur 'Thor' scripté depuis longtemps par David Goyer et egalement 'Captain America' avec peut-être des aventures datant de la Seconde Guerre Mondiale afin qu'il soit -comme dans le comics original- ré-amené à notre époqueaccidentellement par une confrontation entre les Avengers face à Hulk et Namor ( the Sub-Mariner ),pour cela il faudrait déjà que le personnage du Sub-Mariner aie fait ses débuts quelquepart d'une façon ou d'une autre , peut-être dans un 'Fantastic Four 3' ? N'ayant pas vu le 2, je me garderais de certaines critiques, je trouve que dans le premier en tout cas certaines qualités qui compensent à égalité tous les défauts qu'on a pu énumérer,je pense que tout peut encore arriver et tous les personnages acquérir progressivement une stature,il y a plus de chances que l'on voit néanmoins les invasions du peuple sous-marin en premier plutôt que celles du peuple souterrain du Mole-Man, ce qui dans les deux cas nous offrirait un certain retour aux sources autant d' avec les débuts du comics que des débuts d'un certain cinéma vraiment grand spectacle ( -je pense ,encore , à des films comme 'Jason et les Argonautes' -voir le post précédent ).


En ce qui concerne 'Avengers' en tout cas, la rumeur prétend que les studios voudraient sortir tout ça assez vite pour concurrencer une version live de 'Justice League' (le team de Superman, Batman, WonderWoman...), est-ce que tout ça est vraiment bon pour les scénaris, je ne sais pas.
Est-ce que les producteurs oseront la parenthèse Hulk contre les FF ?
De même y aura-t-il quelqu'un qui oserait adapter le magnifique et bien marrant story-arc de Jim Starlin et Berni Wrightson ( quand même ) sur 'Hulk et la Chose' ? Au niveau des FF notamment , il y aurait tellement à faire, et je ne parle pas non plus en ce qui concerne 'Daredevil'...



On nous parle également depuis 'La menace fantôme' d'un film sur 'Iron Fist' avec Ray Park dont on ne sait toujours rien,l'arc actuel des U.S.A avec le championnat d'arts martiaux serait sensationnel, mais un peu abrupte pour un début-alors patience; en attendant Ray Park est déjà annoncé au casting de l'adaptation live de 'G.I Joe'.Autre news de Marvel, l'adaptation pour une série t-v cette fois de 'MoonKnight' , équivalent Marvel de 'Batman' ,plutôt méconnu mais loin d'être ininteressant, l'univers du personnage s'étendant aussi bien aux histoires de justicier urbain- dans le style bien hard-boiled ( voire presque un peu trop bourrin pour le relaunch récent, l'une des périodes mythiques restant bien celle du passage du formidable Bill Sienkiewickz ) -qu' au fantastique barré : héros émissaire d'un dieu de la justice, carrément, ainsi que l'influence de ce même dieu, lunaire, déclinée sous tous les angles possibles: schizophrénie, lycanthropes et autres créatures de la nuit...On est en droit de rêver à quelque chose de la trempe des dernières saisons de 'Buffy Vampire Slayer',hommage fun aux séries Z, mais un cran plus glauque quand même , ça se pourrait.
Tiens, encore un autre personnage qui marcherait peut-être bien en série t-v, mieux qu'en film afin de ne peut-être pas ré-itérer un echec comme celui de 'The Shadow' , le cultissime ( je le dis souvent c'est vrai mais à raison, comme je l'expliquerais un peu plus tard ) 'The Question ',créé par Steve Ditko ( voir le post sur 'Shade The Changing Man ') dont le -très sympa à part ça- en tout cas je n'ai vu que le premier- 'Darkman' de Sam Raimi est un dérivé inavoué.Peut-être qu'après le très attendu 'Watchmen' de Zack Snyder ( ,à cause du personnage de Rorschach qui, lui, aurait justement , inspiré de 'The Question ') y-aura-t-il un intérêt ou même une demande ?

En effet le 'Démoniaque Concurrent' de Marvel Comics ne sera pas en reste avec des projets de très très forte envergure comme 'Justice League' pour les figures connues ( fort du succès de la série animée, et du magnifique spin-off golden age 'New Frontier' d'après le comics de Darwin Cooke, qui sortira-ou déjà sorti- directement en dvd ) mais aussi des projets potentiellement cultissimes tels que 'Deadman' sur lequel semble vouloir se pencher Guillermo Del Toro, et également 'Doom Patrol' pour lequel tout le monde aura déjà remarqué mon engouement.
Cependant , effectivement, hormis les imminents 'HellBoy' de Guillermo Del Toro et 'The Dark Knight 'de Christopher Nolan, sur lequel pratiquement tout le monde est unaniment élogieux en terme d'approche ( plus réaliste que torturée et gothique comme avait commencé Tim Burton, il n'y a guère que l'excellent 'Arkham Asylum' qui se prêterait à un traitement similaire ),et toutes les autres bonnes choses qui nous attendent ( le spin-off sur les origines de Magneto et Wolverine, ainsi qu'un 'Punisher War Journal' apparemment des meilleures augures ) ,toute l'attention de la majorité des fans reste orientée sur le tant attendu depuis des lustres ,et qui serait prêt pour 2009 selon les dernières estimations: 'Watchmen', projet qui tenu longtemps à coeur Terry Gilliam et sur auquel nombre d'autres réalisateurs et scénaristes de talent ont du renoncer.D'après ce qui filtre pour le moment, Znack Snyder aurait choisi un angle très fidèle par rapport au comics original, en choisissant par exemple de garder le récit de pirates 'The Black Frightener dans son intégralité -une b.d à l'intérieur de la b.d donc- dans son script, ainsi que toutes les annexes en fin de chaques chapitres du comics ( interview des personnages-Ozymandias-,ou articles rédigés par eux-Night Howl ),cependant pour des raisons de format ( trilogie ?) et surtout de budget, tout cela devrait se trouver relegué en suppléments DVD.
Je ne me risquerais pas à une critique poussée du comic-book original,surtout parce que d'autres l'ont fait bien mieux que moi ( voir à ce titre la polémique des lecteurs de la revue 'Scarce' ), tout juste quelques informations qui me semblent importantes car constitutives.
Si Alan Moore s'est fait connaître avec son travail sur 'Swamp Thing', 'Watchmen' est le comics qui a donné ses lettres de noblesse au comic-book.Peut pas dire mieux.D'autres travaux du maître ont bien sûr continué d'imposer le médium une bonne fois pour toute (v-le post sur 'MirrorMask' ), 'Watchmen' est la pierre angulaire de par son aboutissement tant au niveau du fond que de la forme,ici le dessinateur Dave Gibbons mais ne manquons pas egalement de signaler la participation du coloriste John Higgins, qui ont merveilleusement concrétisé l' optique rétro et pulp que désirait Moore ( pour chacun de ses différents projets Moore ne manque jamais de chercher les collaborateurs adéquats, on aurait pu passer à côté d'artistes comme David Lloyd ou Eddie Campbell- en même temps ça m'etonnerait aussi mais bon, en tout cas grâce à lui, ce ne sera définitivement pas le cas ) qui fait egalement que l'auteur n'est pas spécialement emballé par une adaptation cinéma, il s'est evertué à echafauder un récit pour le comic-book avec des moyens qui ne correspondent donc ni à la littérature ni au cinéma.Toujours pour la légende, Moore voulait au départ raconter son histoire avec le catalogue des personnages de Charlton Comics, antérieurs à Batman et Superman,dont DC Comics devait acquérir les droits ce qui au final n'a pu être possible, un mal faisant un bien , il a alors créé une nouvelle galerie de personnages qui eux , synthétisent littéralement tous les archétypes des figures emblématiques du registre , qui, renforcé par un traitement réaliste apporté par l'auteur leur ont donné une densité et une profondeur comme on en avait jamais vu avant , qui fait encore école et sortit les super-héros du cataloguage de divertissement niais ( pour des niais ).

Le récit de 'Watchmen' est une uchronie ou les Etats-Unis auraient gagnés la guerre du Vietnam grâce aux super-héros , ou Richard Nixon est toujours président, et synthétise les tensions du moment charnière ou l'humanité est passée à l'ère atomique, et soulève le questionnement de 'après quoi court l'humain ?','à qui confions-nous notre sécurité et pourquoi ?' 'Who watches the Watchmen?' est le spoiler qui traverse tout le récit,à la question' qui surveille nos dirigeants ?' qui d'autre à part le peuple ?Dans son texte sur 'La servitude volontaire', le philosophe La Boétie définit le tyran comme finalement une entité abstraite à dessein,dont la qualité est d'enlever au peuple jusqu'à l'idée même du sentiment de révolte, autrement dit le besoin même de liberté.
On a pas manqué de signaler l'influence toute cinématographique du 'Citizen Kane' d'Orson Welles dans le découpage de 'Watchmen' pour l'amorce de certains flash-backs ( un en particulier, ce qui est un peu peu somme toute ), l'influence de Welles est plutôt à chercher au niveau de la critique contestataire, quand celui-ci sema la panique aux Etats-Unis avec son adaptation radiophonique de 'La guerre des mondes'.

(...)
03 janvier 2008
Des plans sur la comète
En ces débuts d'année nouvelle, commencons jovial et détendus avec un petit regard rapide sur les adaptations comic-books au cinéma , longtemps relegué aux etiquettes de registre crétin et immature, comme les films de série B ou Z, comme le jeu de rôle et le baby-foot,l'ampleur du phénomène serait pourtant un objet de thèse à lui tout seul, les Superman, Batman et autres super-teams ont pris le relais en ce qui concerne les mythologies de l'inconscient collectif, ce sont les dieux modernes, lointaines déclinaisons plus ou moins flagrantes de leurs impétueux ancêtres ,ou encore rejetons recyclés des plus lointaines légendes urbaines.Après des tentatives pour la plupart malheureuses dans les années 60 et 70, il aura fallu attendre l'emergence de réalisateurs passionnés pour pouvoir penser donner corps sérieusement à nos mythiques personnages, Tim Burton en tête avec ses deux premiers 'Batman', crédibles enfin grâce à une caractérisation emphatique des héros d'avec leurs sources ,mais egalement avec les brèches qu'ont étés les deux opus faramineux 'Mars attack' et 'Ed Wood', soit une introduction du maladroit revendiqué et du kitsch, et ou s'inscrivent dicrètement et contre tout attente certains de nos super-personnages ( 'Madman' et 'Doom Patrol' par exemple ),et surtout David Goyer signant les scénaris des deux premiers 'Blade' ( et réalisant le tout dernier, que je n'ai pas vu ) suscitant l'engouement avec un personnage que l'on attendait pas forcément.La palme revient néanmoins sans conteste à Guillermo Del Toro qui lui commet un sans-fautes avec le premier 'Hellboy' assez impeccable ,et à Christopher Nolan et son 'Batman begins ' ,de même.
Chose que je pensais qu'il ne m'arriverait jamais, à savoir dans un premier temps prendre la défense des producteurs et de certains auteurs, pour un public qui ne lit pas les comics, l'arrivée de tous ces bonhommes déguisés à de quoi laisser stoique ou pantois ou pire, d'accord ils auraient pu essayer de faire de meilleurs films ( nous epargner la scène de balancoire entre Daredevil et Elektra par exemple, ça laisserait au moins les suivants pouvoir faire leur boulot, avec le meilleur directeur photo du monde, on aura du mal à compatir si Matt Murdock venait se mettre à pleurer à genoux, il faudrait nous montrer des aspects que nous autres spectateurs auraient ommis de voir...ou enchainer avec quelque chose de complètement radical qui nous fasse oublier...qui nous fasse oublier quoi. ), que ce soit pour 'Hulk', 'Blade' ou 'X-Men', il faut faire en sorte que le public se familliarise avec les histoires qui vont lui être racontées et les personnages qui vont lui être présentés, par exemple si l'histoire du premier 'Hulk' n'existe pas dans le comic-book ( à moins...) c'est n'empêche une assez bonne mise en place...après je suis complètement d'accord au vu de ce que côute un film de hurler à la lune avec tout le monde; compte tenu des attentes du public, les fans iront quand même voir, et finalement ce sont encore les studios qui s'en sortent; parce que c'est de cela qu'il s'agit : s'ils voulaient faire une bonne histoire pour Daredevil par exemple, on avait
Miller qui en a revampé les origines, mais comme c'est quelqu'un qui possède une certaine intégrité, il valait apparemment mieux faire des économies et s'eviter quelques problêmes.C'est donc en me mordant quelques peu les doigts que je prônerais une certaine indulgence ( idem pour 'Constantine' il n'est pas exclu que l'on en sache un peu plus sur le personnage ,par des adaptations d'épisodes antécédents ) SIMPLEMENT EN TERME D'APPROCHE,de sensibilisation.
Au moins les franchises sont lancées et le meilleur reste à venir; à prendre le public pour des abrutis les producteurs risquent de se prendre un méchant retour qu'ils ne soupçonnaient pas et qui a déjà commencé le revival fringant des series Z par Tarantino et Rodriguez et leur session GrindHouse, qui ouvrent des portes incommensurables sur des petites perles à venir, les fans ne s'y sont pas trompés : les trailers de 'Thanksgiving ', 'Machete' ou encore 'Werewolves women of the SS' (Nicolas Cage premier à postuler ouvertement pour l'adaptation de 'Soon I'll be invincible' ? ) ont instantanément confirmé qu'il y avait une attente de la part du public , autant que de la part des acteurs.


La série des 'Matrix' des frères Wachowsky ainsi que le film 'Final Fantasy' ont quand à eux prouvés pour de bon qu'ils serait possible de transcrire concrètement à l'écran les performances les plus incroyables des super-héros par un passage efficace de personnages live à des avatars en 3D , 'Spiderman','Hulk' et 'King Kong' étant là pour le confirmer. La plus récente trilogie de 'Star Wars' s'inscrit elle-même dans ce sens, dans 'La menace Fantôme' la course de vaisseaux fait saliver à l'idée d'un remake de 'Ces merveilleux fous volants dans leurs drôles de machines' et 'L'attaque des clônes ' avec ces monstres dans l'arène laisse entendre une discrète référence à 'Jason et les Argonautes', Mad Movies annonce d'ailleurs-de façon un peu tendue et ça se comprend- qu'un remake du ' Choc des Titans' serait en préparation chez la Warner, cela sans nul doute grâce à des films comme '300' ou 'Beowulf'.
Alors, qui n'a pas pensé en voyant Keanu Reeves fracasser à coups de poings américains un démon sur une table dans 'Constantine', laissant apparaître un visage moitié humain moitié monstre comme l'un des plus interessants adversaires de Batman,Two-Faces dont nous allons bientôt entendre re-parler; qui n'a pas pensé en voyant les chauves-souris de 'King Kong' à ManBat,la chauve -souris humaine, un autre adversaire, nemesis parfait du justicier masqué, qui n'a pas pensé non plus en voyant la démarche titubante d'Elijah Wood dans 'Le Seigneur des Anneaux' à une adaptation live des 'Chevaliers du Zodiaque' ? Et sommes-nous reéllement prêt pour une adaptation en 3D des Schtroumpfs ou de la Jungle en Folie, ou comble du comble….du Capitaine Caverne ? Il n'est donc point question de serrer les fesses ici, juste l'occasion de passer en revues quelques unes des adaptations qui ont déjà été émises, de poser quelques spéculations tout en se régalant les yeux des couvertures originales des comic-books….

Portés dès le début par Bryan Singer, on a pu que trembler d'avance, devant le casse-tête scénaristique d'adaptation qu'il en était ,au vu de la sommité d'épisodes existants. Pari tenu cependant, tout du long jusqu' au dernier opus , les scénaristes ont opérés nombre de raccourcis intelligents.S'inspirant de la période Morrison /Quietely au niveau du re-lookage des costumes, on a vu s'entre-croiser des personnages du golden-age (Magneto, the Toad…) avec d'autres plus récents ( Mystique,Lady Deathstrike ) et de permettre à d'autres personnages importants arriver progressivement ( Shadowcat, Iceman,Colossus, the Beast,Nightcrawler, Angel…), faisant prédominer au-delà de toute cohérance vis-à-vis des personnages, ( certains perdent quelques peu leur stature comme le Juggernaut, ou Tornade faisant la toupie ce qui reste par contre limite limite ) le propos constitutif de la série, la thématique du racisme et de l'intégration sans réduire l'histoire à des combats de super-gladiateurs.En effet la deuxiéme vague des X-Men,après la période de l'âge-dor était ouvertement multi-ethnique, et toute la parabole a vraiment pris son sens avec l'album ' Dieu crée, l'homme détruit…' inscrivant définitivement les personnages dans un contexte, corroborant de près l'actualité politique depuis les années 80. Il se peut même que les auteurs aient dû faire face à une censure indirecte ( et on a cru que ce côté subversif s'était perdu pendant quelques temps,voir cependant le story-arc actuel aux U.S.A ,' The Messiah complex ' ) se concluant avec le départ du scénariste Chris Claremont ,qui aura officié sur les personnages pendant près de… quinze ans ? sans avoir bénéficié vraiment de toutes les retombées financières ( Marvel semble avoir une fibre pour l'exploitation avec l'exemple similaire et notoire de Jack Kirby );ayant réussi à humaniser ces personnages de par leurs horizons différents, emmener à son terme une des plus belles histoires d'amour du comic-book, celle de Cyclops et Marvel Girl- mais n'ayant pu empêcher qu'elle soit malheureusement récupérée et tordue dans tous les sens- et surtout porté assez loin la chronique d'anticipation politique, avec des éléments progressifs comme le passé de Magneto révélé, victime des camps de concentrations, fiction qui trouvera son point culminant avec la création d'une nation concentrationnaire pour mutants, Genosha. Beaucoup avaient déjà commencer à enterrer la série en vu d'un troisième opus au cinéma, et se sont trouvés comme moi ( enfin pas forcément, j'ai réalisé à mon plus grand etonnement que j'étais plutôt bon public ) finalement rassurés, exit donc les eternels retours de Jean Grey sans avoir avoir à s'aventurer dans le cosmos,et avec des conséquences tout à fait crédibles,vu le contexte, la mort des trois personnages principaux et fondateurs. Scénaristiquement on se rapproche justement tout doucement de la période la plus interessante et la aussi la plus dark des X-Men, le troisième volet le dévoile quelque peu avec la séquence d’ouverture dans la salle des dangers avec des robots-Sentinelles qu'on a pas encore vues et la présence d'un certain Mr Trask au sein du gouvernement, on pense tout de suite au fameux story-arc 'Days of future past' ou une Kitty Pride ( Shadowcat ) venue d'un futur ou les mutants sont traqués et exterminés vient demander de l'aide aux X-Men du présent d'empêcher la Confrérie des Mauvais Mutants de tuer un sénateur, prouvant la dangorisité intrinsèque du phénomène mutant ce qui légitimera des represailles du gouvernement ( et ça ne vous rappelle rien non plus ), le pitch ayant déjà été plus ou moins utilisé dans le premier volet, on se demande comment les scénaristes vont faire;peut-être verrons-nous l'arrivée de Rachel Summers à la place, la fille donc de Cyclops et Marvel Girl, venant d'un futur alternatif ce serait encore pas trop gênant… et peut-être également Nemrod, la Sentinelle du futur ? On peut parier sur d'autres rebondissements, comme par exemple les effets de la cure qui comme on le voit sur Magneto ne sont pas définitifs, ainsi Rogue pourrait péter les plombs et rejoindre le camp de Mystique et Pyro, formant effectivement une nouvelle confrérie, tout comme Nightcrawler pourrait changer de camp aussi, une façon de reprendre la chronologie du comic-book, à rebours...pourquoi pas ?. Le moment très attendu également, ou Magneto prend la tête des X-Men renvoie à une des périodes les plus interessantes, dessinée par John Romita Jr ,ou Tornade perd egalement temporairement ses pouvoirs, permettant ainsi l'arrivée de personnages tels que Forge, un techno-shaman et les Morlocks,des mutants parias réfugiés dans les sous-sols des grandes villes et pourrait ainsi emmener un nouveau cycle cinématographique vers des auspices insoupçonnés.


