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Les inspecteurs Mortis et Bigelow se voient bien surprendus au cours de leur habituel braquage de 11h30 à quel point il est difficile de lutter contre la délinquance tant les dits criminels sont violents, récalcitrants à appréhender et pour tout dire difficile à abattre. Après un petit tour d'autopsie et un énième rateau pour Mortis pourtant bien habillé, il s'avèrerait que les dits opposants étaient déjà morts avant de se faire tuer, détail qui va entraîner nos deux intrépides inspecteurs rompus à toutes les grandes questions existentielles sur une bien étrange piste, notamment d'une machine à ré-animer les morts au sein d'une entreprise tout à fait respectable de...produits de beauté ( ).La dite machine dont on ne sait pas encore vraiment à qui elle appartient et pourquoi, ne réssuscite que pour une durée d'environ douze heures, ce qui n'arrange pas tant que ça ( oui mais...bon ) l'inspecteur Mortis qui vient de se faire tuer...

Je me demande vraiment si la dernière diffusion de 'Dead heat' ('Flic ou zombie') ne remonte réellement pas à l'époque de mes huit ou dix ans où j'ai entrevu la fin chez des potes qui avaient Canal; nostalgie encore une fois, je ne suis pas à une madeleine près, surtout quand je vois une saison bien Z de 'Buffy contre les vampires' quelques dix ans plus tard. La fin de 'Flic ou zombie' devait m'avoir fait suffisamment d'effet. Grâce à YouTube qui est mon ami, j'ai pu enfin visionner le film dans son entièreté, un risque mais c'est toujours un peu le cas quand on réalise un rêve d'enfant. Réalisé par Mark Goldblatt, le nom me dit bien quelquechose, ah oui m'exclamais-je en regardant la bio sur Wikipédia, on peut se rappeler le bonhomme soit en tant que réal du discutable 'Punisher' avec Dolph Lundgren, soit en tant que monteur (quasi ) atitré de Joe Dante, James Cameron et Paul Verhoeven, c'est au choix.

C'est un peu la même chose pour le film, on peut le situer aux frontières du nanar à cause de ses ficelles de transitions narratives, ses vannes gay-friendly bon enfant ainsi que tout ce qui fait le charme vestimentaire des années 80 ( Mortis rencontre une ex à Sonny Crockett, qui lui file ses fringues vraisemblablement, ne riez pas ça peut jouer dans la balance d'un critique, sans quoi la French Touch n'aurait pas eu autant de succès ) le plus rude se situant peut-être davantage en ce qui concerne la mise en scène, presque série télé ou téléfilm pour tout ce qui ne concerne pas les séquences à effets spéciaux, où là on a tout de suite plus d'ambiance, plus d'angles différents et en général une assez belle photo ( avec une petite redondance pour le côté 'lumière de salle de bain' mais il se trouve que ça se justifie complètement, et démontre mine de rien que le film est quand-même sympathiquement pensé, si vous aimez le 36e degré...qu'est-ce que je voulais dire avec ça ??...a oui Mark Goldblatt a aussi participé au 'Nightbreed' -'Cabal'- de Clive Barker, enfin ...après ), ou alors, ou alors ( alors ou; ou, alors; sinon; enfin; jamais plus; sinon plus enfin jamais; de toute façon avec toi c'est toujours comme ça; mets pas tes pieds sur la table à côté des chips; et toi arrête de militer pour les droits de l'homme avec de la baleine morte écrasée sur la gueule,...) on se laisse aller au côté pop-corn de cette tentative de rendre le zombie un peu plus mainstream, puisque on a tout de même droit à un petit tour panoramique des possibilités actionesques du dit mort-vivant où les fans de comic-books trouveront peut-être plus leur compte que les fans du genre à proprement dit.

ça reste un peu du survol mais c'est ce qui nous fait dire que ça donnerait certainement une série télé du moment bien sympa , pour peu qu'un type un peu passioné s'y coltine, format qui permettrait certainement d'élargir un peu l'eventail des situations et ramener par là les zombies à leur racine subversive, ou à...toute autre forme de revendication que ce soit, hein, pourquoi pas.